Communiqués de presse du Parti Ouvrier Indépendant

Communiqué de presse du 15 octobre
2008
Crise économique: pour sauver la population laborieuse il faut faire exactement l'inverse!
Le plan de "secours aux banques" de 360 milliards d'euros annoncé par le président de la République Nicolas Sarkozy, déclinaison hexagonale du plan européen de 1 700 milliards d'euros, a été salué par le gouvernement américain comme "faisant suite au plan Paulson de 700 milliards de dollars" de sauvetage des institutions bancaires et de crédit en difficulté.
Comme l'a dit Eric Woerth, ministre du Budget, "ce plan, s'il est utilisé, augmentera la dette de l'Etat, déjà attendue à 65,3% du PIB fin 2008 au-delà du plafond autorisé par les traités
européens".
"Plafond autorisé", "critères de convergence", "déficit budgétaire", "concurrence non faussée" : tout cela est oublié lorsqu'il s'agit de voler au secours des banquiers.
En revanche, lorsqu'il s'agit d'empêcher par une aide d'Etat la fermeture des entreprises et la suppression des emplois en Lorraine, à Sandouville…les tabous de Maastricht sont inviolables !
En revanche, lorsqu'il s'agit de justifier les 30 000 suppressions d'emplois publics du budget 2009, la réduction du déficit budgétaire est une loi d'airain !
Va-t-on oser avancer ce prétexte pour imposer les réformes à venir contre l'hôpital public, contre les lycées publics ?
Le Premier ministre François Fillon a lancé un vibrant appel à "l'union nationale". Le président du groupe PS du Sénat, sortant de l'Elysée, a déclaré que "sans parler d'union nationale, les
socialistes devront prendre leurs responsabilités". Et le groupe PS ne s'est pas opposé au plan. Le groupe PCF, qui a voté pour sa part contre, se déclare "prêt à s'inscrire dans la nécessaire
réforme du système bancaire".
Comment comprendre ce "tous ensemble avec nos banquiers !" alors que l'urgence est à l'unité de tout le mouvement ouvrier pour protéger des conséquences de ce plan la population qui vit de son travail ?
Le POI réaffirme l'absolue nécessite de protéger le patrimoine public et social en rompant avec les traités de l'Union européenne, qui lient le sort de la nation aux aléas des marchés
financiers.
Il réaffirme que la seule issue véritable à la crise passe par la nationalisation sans indemnités de tout le système du crédit pour le mettre au service de la production et de la satisfaction des
besoins de la population. Une telle décision n'a rien à voir avec les "prises de participation" annoncées dans les sociétés en faillite, qui ne sont que la "nationalisation des pertes", alors que
dans le même temps on veut privatiser ce qui peut rapporter des bénéfices.
De telles décisions exigent bien évidemment le rétablissement de la souveraineté du peuple et la tenue d'une Assemblée constituante désignant un gouvernement qui rompe avec les traités et les
institutions de l'Union européenne.
Le POI renouvelle son appel à l'unité du mouvement ouvrier sans préalable. Il s'adresse à tous les militants, élus, ouvriers et républicains à se rassembler autour d'un plan d'urgence et de protection de la population.
Un plan d'urgence qui consisterait à retirer toutes les contre-réformes portant atteinte aux services publics de la Poste, de l'hôpital, de l'enseignement, qui consisterait à annuler tous les
plans de licenciement et suppressions d'emplois, à interdire toute saisie ou expulsion de salariés endettés, à stopper les exonérations de cotisations sociales accordées au patronat (43 milliards
annoncés pour 2009), qui consisterait à revenir sur toutes les privatisations ou ouvertures à la concurrence et à rétablir tous les monopoles publics détruits par les directives
européennes.
Ces propositions et d'autres garantissant les intérêts de la population laborieuse seront mises en discussion des délégués et des élus lors de la Conférence nationale pour l'unité proposée par le POI
pour le 7 décembre prochain.
Paris, le 15 octobre 2008
Les secrétaires nationaux du POI
Gérard Schivardi, Claude Jenet, Jean Markun, Daniel Gluckstein
Contact presse: Michèle Lepeuve 06 83 21 70 17

Face à la crise, unité
pour un programme d’urgence !
Communiqué du POI - 1er octobre 2008
Plus d’un an après l’éclatement de la crise dite des « subprimes », la situation ne fait que s’aggraver.
Cette crise découle du fonctionnement même du système capitaliste C’est ce système qui fait faillite.
Le POI inscrit son action dans « le combat historique pour le socialisme », afin « d’en finir avec le régime d’exploitation et d’oppression, d’abolir le patronat et le salariat, d’établir une société de justice et d’égalité, fondée sur la socialisation des moyens de production et d’échanges ».(Manifeste de fondation)
Au total, entre le 15 et le 30 septembre, la BCE a sorti 914 milliards d’euros de ses caisses, à la demande de la FED. Quand les spéculateurs sont en danger, la BCE n’hésite pas. Mais que fait la même BCE quand la catastrophe frappe les travailleurs et leurs familles, à Arcelor, à Renault, Alstom, dans l’agriculture, elle interdit aux gouvernements nationaux (qui l’acceptent) de prendre quelque mesure que ce soit. N’est-ce pas là la véritable nature de la BCE et de l’Union européenne, simples instruments de la classe capitaliste et des spéculateurs, simples relais des exigences de Wall Street ?
Comment comprendre dans ces conditions que les dirigeants des organisations qui affirment parler au nom des travailleurs et de la démocratie ne soient pas unis pour faire prévaloir les solutions d’urgence permettant de sauver le peuple travailleur ? Comment comprendre le soutien constant apporté par les dirigeants du Parti socialiste à l’Union européenne et ses institutions ? Comment comprendre les déclarations qui se multiplient, du côté du gouvernement comme du côté de « l’opposition », sur les conditions d’une « unité nationale » ?
914 milliards d’euros sortis par la BCE sur ordre de Wall Street.
Et pour privatiser La Poste, le gouvernement installe une commission pour « préparer les conditions de l’ouverture à la concurrence pour le 1er janvier 2011 ». Comment comprendre que les
représentants des organisations syndicales ouvrières participent à une telle commission ?
914 milliards d’euros sortis et le gouvernement prétend « économiser » sur les heures de cours des lycéens, remettant en cause à cette occasion le baccalauréat et préparant des dizaines de
milliers de suppressions d’emplois d’enseignants ! Mais comment comprendre que la principale organisation syndicale enseignante accepte de participer à de prétendues discussions sur cette
contre-réforme ?
Une menace terrible pèse sur le pays. On ne pourra s’en sortir que par l’unité du mouvement ouvrier.. Son indépendance est la question centrale.
Le Parti ouvrier indépendant (POI) appelle à ouvrir la discussion la plus large pour chercher ensemble les solutions pour protéger les travailleurs et les organisations.. Tel est le sens de la
conférence pour l’unité que le Parti ouvrier indépendant (POI) appelle toutes et tous à préparer.
Face aux gouvernements soumis aux banquiers, aux spéculateurs et aux diktats de l’Union européenne, le Parti ouvrier indépendant (POI) appelle à lutter pour un gouvernement qui gouverne pour le travail, pas pour le capital.
Un gouvernement qui confisquerait purement et simplement les avoirs des banques et institutions de crédit faillies, sans la moindre indemnité ni rachat, qui contraindrait les patrons à rendre
les 230 milliards d’euros d’exonérations sociales dont ils ont indûment bénéficié, qui rétablirait la Sécurité sociale de 1945 dans ses principes fondateurs., qui décréterait l’augmentation générale
des salaires et des pensions, renationaliserait immédiatement EDF-GDF, la SNCF, La Poste, et les rétablirait en monopole public, qui bloquerait les privatisations, qui interdirait le démantèlement
des grandes industries, qui renationaliserait Renault, Airbus, qui mettrait un terme immédiat aux interventions étrangères sous l’égide de l’OTAN, retirerait les troupes françaises d’Afghanistan, qui
affecterait les milliards de l’intervention à l’école, la santé, etc.
C’est pourquoi le Parti ouvrier indépendant (POI) se prononce pour l’élection d’une Assemblée constituante souveraine donnant à un tel gouvernement les moyens de
sa souveraineté, en rompant avec l’Union Européenne et ses traités.
Que l’on partage ou non les positions du POI,,il n’est pas possible d’accepter que les travailleurs et la population fassent les frais de cette faillite du système capitaliste ?
Les 4 et 5 octobre se réunira, pour la première fois depuis la fondation du Parti ouvrier indépendant, le conseil fédéral national (CFN) du POI. Le CFN est
l’instance la plus élevée entre deux chttp://www.parti-ouvrier-independant.com/index.php?&menp=empty&mens=empty&pg=46ongrès, rassemblant tous les représentants des comités départementaux,
ainsi que les membres du bureau national.
Nous soumettrons à ce CFN des propositions pour un programme d’urgence et de défense de la classe ouvrière et de la jeunesse, pour l’indépendance du mouvement ouvrier et de la
démocratie.
Les secrétaires nationaux du Parti ouvrier indépendant (POI),
Claude Jenet, Gérard Schivardi, Jean Markun, Daniel Gluckstein

30 septembre 2008
FACE à la CRISE MONDIALE,
la POSITION du POI
UNE DÉCLARATION DES SECRÉTAIRES NATIONAUX
DU PARTI OUVRIER INDÉPENDANT (POI)
Ce 29 septembre restera un jour noir pour les travailleurs du monde entier. Effondrement des Bourses : en quelques mois, la Bourse de Paris a perdu 40 % de sa valeur. De grandes
institutions bancaires, comme Fortis ou Dexia, sont déclarées en faillite et sauvées « de justesse » par le rachat par les gouvernements nationaux. Plus d'un an après l'éclatement de la crise dite
des « subprimes », la crise ne fait que s'approfondir. Travailleurs, n'accordez aucune confiance aux analyses et commentaires des du gouvernement et à leurs soutiens qui vous disent que les
choses vont s'améliorer. C'est l'inverse !
N'accordez aucune confiance à ceux qui vous appellent à forger une « union sacrée européenne », comme le fait le journal capitaliste Les Echos, ne leur accordez aucune confiance, car une telle union
sacrée ne vise qu'à intégrer les organisations ouvrières aux politiques anti-ouvrières de l'Etat et de l'Union européenne. Le Parti ouvrier indépendant (POI) l'affirme sur la base des faits :
contrairement aux déclarations des uns et des autres, cette crise ne résulte ni des « excès » de déréglementation ni des « erreurs », des imprudences, des négligences. Cette crise découle du
fonctionnement même du système capitaliste fondé sur la propriété privée des moyens de production. Un système qui considère comme légitime et normal que des milliards et des milliards s'accumulent à
un pôle de la société, tandis que pauvreté et misère s'étendent à l'immense majorité de la population. Un système où il est légitime et normal que la classe capitaliste cherche par tous les moyens à
mettre en valeur son capital, y compris les moyens des guerres, de la décomposition sociale, de l'endettement forcé des secteurs les plus pauvres de la population. C'est ce système qui fait faillite.
La crise est la crise du capitalisme lui-même.
A nos yeux, cela confirme que nous avons eu raison, voilà quatre mois, de fonder un Parti ouvrier indépendant qui inscrit son action dans « le combat historique pour le socialisme », afin « d'en
finir avec le régime d'exploitation et d'oppression, d'abolir le patronat et le salariat, d'établir une société de justice et d'égalité, fondée sur la socialisation des moyens de production et
d'échanges ».
La crise est telle que la classe capitaliste se déchire elle-même sur les moyens d'y faire face. Aux Etats-Unis, ce 29 septembre, le plan Paulson a été rejeté par la majorité du Congrès. Mais, même
en crise, les capitalistes sont d'accord entre eux pour frapper durement les travailleurs et la jeunesse. En une seule journée, ce 29 septembre, la Banque centrale européenne (BCE) a sorti de ses
coffres-forts 120 milliards d'euros pour « injecter des liquidités sur les marchés ». Autrement dit, pour permettre aux banquiers et aux spéculateurs de disposer de sommes gigantesques pour continuer
à spéculer. Au total, entre le 15 et le 30 septembre, la BCE a sorti 914 milliards d'euros de ses caisses, à la demande de la FED. A cela s'ajoute, pour des dizaines de milliards d'euros, le rachat
des banques faillies par les Etats nationaux. Où cela va-t-il s'arrêter ?
914milliards d'euros sortis. Quand les spéculateurs sont en danger, la BCE n'hésite pas. Mais que fait la même BCE quand la catastrophe frappe les travailleurs et leurs familles, à Arcelor, à
Renault, Alstom, dans l'agriculture, quand les charrettes de licenciements liquident les industries entières ? Elle interdit aux gouvernements nationaux (qui l'acceptent) de prendre quelque mesure
que ce soit. Elle interdit de nationaliser ou d'investir dans les industries, car ? traité de Maastricht oblige ? il faut respecter la « concurrence libre et non faussée ». 914 milliards d'euros : et
pour les alimenter, il faut liquider notre Sécurité sociale, privatiser les services publics, supprimer des dizaines de milliers d'emplois dans l'enseignement, les hôpitaux, etc.
N'est-ce pas là la véritable nature de la BCE et de l'Union européenne, simples instruments de la classe capitaliste et des spéculateurs, simples relais des exigences de Wall Street ? Comment
comprendre dans ces conditions que les dirigeants des organisations qui affirment parler au nom des travailleurs et de la démocratie ne soient pas unis pour faire prévaloir les solutions d'urgence
permettant de sauver le peuple travailleur ? Comment comprendre le soutien constant apporté par les dirigeants du Parti socialiste à l'Union européenne et ses institutions ? Comment comprendre les
déclarations qui se multiplient, du côté du gouvernement comme du côté de « l'opposition », sur les conditions d'une « unité nationale » ? Mais qu'est-ce que l'« unité nationale » ? Sur injonction de
l'Union européenne, le gouvernement prépare un budget meurtrier pour la classe ouvrière, menace les retraites et la Sécurité sociale, il annonce la disparition des départements et le regroupement
forcé des communes. Et avant même les effets de la crise actuelle, le chômage atteint un niveau record en ce mois d'août 2008. Et les charrettes de licenciements se multiplient. L'« unité nationale
», « l'union sacrée européenne », cela veut dire l'ordre corporatiste, que toutes les organisations sont intégrées à cette politique. Qui peut l'accepter ?
914 milliards d'euros sortis par la BCE sur ordre de Wall Street ? Et pour privatiser La Poste, le gouvernement installe une commission pour « préparer les conditions de l'ouverture à la concurrence
pour le 1er janvier 2011 ». Comment comprendre que les représentants des organisations syndicales ouvrières participent à une telle commission ? 914 milliards d'euros et le gouvernement prétend «
économiser » sur les heures de cours des lycéens, remettant en cause à cette occasion le baccalauréat comme diplôme national et préparant des dizaines de milliers de suppressions d'emplois
d'enseignants ! Mais comment comprendre que la principale organisation syndicale enseignante accepte de participer à de prétendues discussions sur cette réforme du baccalauréat permettant au
gouvernement de mettre en ?uvre sa contre-réforme ?
La situation est d'une extrême gravité. Le gouvernement se veut rassurant. La réalité, c'est qu'une menace terrible pèse sur le pays. Chacun le comprend : on ne pourra s'en sortir avec un
gouvernement qui n'a de cesse de vouloir intégrer les organisations à une « union sacrée » chargée de mettre en ?uvre tous les diktats de l'Union européenne. Chacun le comprend, l'indépendance du
mouvement ouvrier est la question centrale.
Le Parti ouvrier indépendant (POI) appelle à lutter contre l'instauration de l'« union sacrée », pour l'indépendance du mouvement ouvrier et pour la démocratie. Le Parti ouvrier indépendant (POI)
appelle à ouvrir la plus large discussion permettant aux travailleurs de toutes tendances de surmonter les obstacles auxquels la lutte de classe est confrontée et de chercher ensemble les solutions
pour la réalisation de l'unité des travailleurs et des organisations sur leurs revendications. Tel est le sens de la conférence pour l'unité que le Parti ouvrier indépendant (POI) appelle toutes et
tous à préparer.
Face aux gouvernements soumis aux banquiers, aux spéculateurs et aux diktats de l'Union européenne, le Parti ouvrier indépendant (POI) appelle à lutter pour un gouvernement qui gouverne pour
le travail, pas pour le capital.
- Un gouvernement qui confisquerait purement et simplement les avoirs des banques et institutions de crédit faillies, sans la moindre indemnité ni rachat.
- Un gouvernement qui abrogerait toutes les dispositions d'exonération de la Sécurité sociale et contraindrait les patrons à rendre les 230 milliards d'euros d'exonérations dont ils ont indûment
bénéficié, rétablissant la Sécurité sociale de 1945 dans ses principes fondateurs.
- Un gouvernement qui décréterait l'augmentation générale des salaires et des pensions.
- Un gouvernement qui renationaliserait immédiatement EDF-GDF, la SNCF, La Poste, et les rétablirait en monopole public, bloquerait les privatisations, interdirait le démantèlement des grandes
industries, renationaliserait Renault, Airbus, etc.
- Un gouvernement qui mettrait un terme immédiat aux interventions étrangères sous l'égide de l'OTAN, c'est-à-dire de Washington, et retirerait les troupes françaises
d'Afghanistan, affectant les milliards de l'intervention à l'école, la santé, etc.
Pour qu'un gouvernement agisse ainsi, il lui faudra se libérer des chaînes de la BCE et de l'Union européenne. C'est pourquoi le Parti ouvrier indépendant (POI) se prononce pour l'élection
d'une Assemblée constituante souveraine donnant à un tel gouvernement les moyens de sa souveraineté.
On peut partager ou non les positions du POI. Mais qu'on les partage ou pas, est-il possible d'accepter ce qui se passe ? Est-il possible, pour qui veut défendre les intérêts de la classe ouvrière,
de continuer à participer aux tables rondes, positions communes, points de convergence et autres commissions « Ailleret », qui permettent au gouvernement de poursuivre son oeuvre destructrice ?
Est-il possible de s'intégrer à l'« union sacrée européenne » ? Ou bien, au contraire, n'est-il par urgent de rompre avec tout cela ? Il n'est plus d'actualité de dire que la catastrophe menace
: elle arrive droit sur nous. L'unité des rangs ouvriers et des organisations doit se sceller au plus vite pour y faire face. Il faut pour cela, répétons-le, rompre avec toute forme d'« unité
nationale sous l'égide de l'Union européenne ».
Les 4 et 5 octobre se réunira, pour la première fois depuis la fondation du Parti ouvrier indépendant, le conseil fédéral national (CFN) du POI. Le CFN est l'instance la plus
élevée entre deux congrès, rassemblant tous les représentants des comités départementaux, ainsi que les membres du bureau national.
Nous soumettrons à ce CFN des propositions pour un programme d'urgence et de défense de la classe ouvrière et de la jeunesse, pour l'indépendance du mouvement ouvrier et de la
démocratie.
30 septembre 2008
Les secrétaires nationaux du Parti ouvrier indépendant (POI),
Claude Jenet, Gérard Schivardi,
Jean Markun, Daniel Gluckstein,

87 rue du Faubourg-Saint Denis
75010 PARIS
Tél : 01.44.83.99.60
parti-ouvrier-independant@orange.fr
COMMUNIQUE PARIS LE 23 SEPTEMBRE 2008
Retrait immédiat des troupes d'Afghanistan!
Le POI élève une protestation solennelle face à la décision du gouvernement annoncée par le 1 er ministre et ratifiée par la majorité UMP-nouveau centre-MODEM de l'Assemblée nationale le 22
septembre, d'envoyer des troupes supplémentaires en Afghanistan.
Le POI rappelle son exigence conforme à la volonté de la grande majorité du peuple français "cette intervention militaire illégitime contre le peuple Afghan doit cesser : les troupes doivent
être immédiatement rapatriées"
Le POI s'étonne qu'au moment ou le groupe socialiste vote contre la poursuite de cette aventure, son président ait déclaré "nous ne votons pas contre la poursuite de l'engagement français, nous
votons contre une conception politique et militaire qui nous conduit dans une impasse"
Le POI prend acte que les députés du PCF et des Verts ont quant à eux réclamé "le retrait des troupes françaises d'Afghanistan."
Ainsi donc la majorité de l'Assemblée Nationale s'est alignée sur les décisions du gouvernement Sarkozy agissant lui-même en subsidiaire des exigences de l'administration Bush et de
l'OTAN.
Lundi 22 septembre le POI a participé à la conférence de presse organisée à l'Assemblée Nationale par le Collectif OTAN-Afghanistan en direction des députés afin qu'ils exigent le retrait
immédiat des troupes françaises d'Afghanistan.
Les représentants du POI y ont déclaré :
"En quelques jours la Réserve Fédérale Bank a injecté 750 milliards de dollars pour sauver les spéculateurs de la faillite. Dans le même temps sur son injonction, la BCE a rajouté
331 milliards d'euros. Ils veulent faire payer aux peuples du monde l'effondrement du système capitaliste par la guerre, la destruction des nations et le pillage de leurs ressources. L'article 29 du
Traité de Lisbonne fait obligation aux pays membres de l'Union européenne d'appliquer la politique de l'OTAN. Comme le traité de Maastricht imposait la privatisation de tous les services publics. En
manifestant à plus de deux mille le 20 septembre à Paris et dans quinze villes de France, le Parti Ouvrier Indépendant a pris sa place dans le combat pour l'unité pour le retrait immédiat de toutes
les troupes d'Afghanistan. Le gouvernement Sarkozy dépense un milliard d'euros pour la guerre. Cet argent est pris aux hôpitaux, à l'école, à La Poste et tous les services
publics."
Le Parti Ouvrier indépendant poursuivra son combat contre la guerre et l'exploitation.
Pas un sou, pas une arme pour la guerre. Retrait de toutes les troupes d'Afghanistan.
Droit du peuple afghan à disposer de lui-même.
Non à la guerre, non à l'exploitation.".
Paris le 23 septembre
Les secrétaires nationaux du POI
Claude Jenet, Gérard Schivardi, Jean Markun, Daniel Gluckstein

Communiqué du 20 septembre
Abrogation des 3 directives postales européennes, rétablissement du monopole de la Poste
En 4 jours, du 15 au 19 septembre, la Banque Centrale Européenne a sorti de ses caisses 165 milliards d'Euros pour aider la Réserve Fédérale des USA à prendre en charge la faillite des banques et des
spéculateurs.
165 milliards d'Euros ! Et ce n'est pas fini puisque une mécanique se met en place visant à faire prendre en charge par toutes les banques centrales ce qu'elles appellent elles- mêmes " les milliards
de dollars pourris"
Qui va payer?
165 milliards d'Euros pour les spéculateurs… mais au nom du pacte de stabilité le gouvernement Sarkozy bloque les salaires, taille à la hache dans les services publics, regroupe les hôpitaux, ferme
des sous-préfectures, des classes, des écoles, et des bureaux de poste…
Il ose même inviter les représentants politiques et syndicaux de ce pays à participer à une commission chargée de privatiser la Poste " dans la perspective de l'ouverture complète à la concurrence au
1 er janvier 2011"
Le POI déclare solennellement : il est impossible que les travailleurs et la jeunesse de ce pays payent pour la faillite des spéculateurs!
Il faut rompre avec la BCE et l'Union européenne!
S'agissant de la Poste le POI apporte son soutien au projet de loi établi par le comité de Roquebrun contresigné par plus de 600 élus et conseils municipaux:
Projet de loi
L’Assemblée Nationale
- considérant que le service postal républicain de monopole public fondé sur la péréquation tarifaire constitue et donne corps au principe républicain d’égalité des citoyens en droit,
- considérant que le droit à l’échange, à la correspondance et aux communications est un besoin vital qui ne peut être soumis à des intérêts privés à but lucratif,
- considérant qu’il revient à l’Etat républicain de se porter garant de l’exercice de ce droit,
décide
1. d’abroger les directives européennes n° 97/60 CE et 2002/39/CE et de s’opposer par avance à l’application de la directive postale annoncée visant à livrer à la
concurrence le courrier de 50 grammes et moins.
2. de rétablir le monopole public d’Etat permettant de réinstaller partout où les communes en font la demande, les bureaux de postes avec les fonctionnaires nécessaires garants de l’existence
de ce service public.
Paris le 20 septembre 2008

Non à l'ingérence US en Bolivie et au Venezuela
Le POI manifeste sa très grande préoccupation face aux informations qui nous parviennent sur les évènements en cours en Bolivie et au Venezuela.
Jeudi dernier des dizaines de paysans participant à une assemblée syndicale ont été sauvagement assassinés dans la province de Pando au nord de la Bolivie. Dans les provinces de Santa Cruz, Tarija et
Sucre plus de 25 institutions publiques ont été prises d’assaut et détruites par des bandes paramilitaires.
Le président légitimement élu Evo Morales appuyé par 67% de la population lors du récent référendum le 10 août dernier a dénoncé preuves à l’appui, l’ingérence directe de l’ambassadeur nord américain
Philipp Goldberg se réunissant avec les préfets sécessionnistes de Santa Cruz et Tarija – départements boliviens les plus riches en pétrole et en gaz - qui complotent en faveur de l’éclatement de la
nation bolivienne.
Au Venezuela, le président Chavez vient de rendre publique ce mercredi 10 septembre les preuves d’une tentative d’assassinat le visant directement. Il accuse l’ambassade américaine d’être derrière
cette tentative.
Affirmant la souveraineté de leurs peuples et de leurs nations, les gouvernements bolivien et vénézuélien ont légitimement immédiatement déclaré persona non grata les ambassadeurs américains.
Le POI se prononce pour le droit imprescriptible de tous les peuples à leur pleine souveraineté et pour la défense de l’unité et de la souveraineté des nations contre toute ingérence
étrangère.
Défenseurs de la démocratie et de la souveraineté des peuples, le POI apporte son soutien aux gouvernements légitimes de Evo Morales en Bolivie et de Hugo Chavez au Venezuela.
Les peuples sont souverains !
Non à toute tentative de les priver de cette souveraineté !
Rejet de toute ingérence !
Paris, le 16 septembre 2008
Les secrétaires nationaux du POI
Claude Jenet, Gérard Schivardi, Jean Markun, Daniel Gluckstein

Abrogation du décret instituant le fichier EDVIGE !
Communiqué du 13 septembre 2008
Un soulèvement général de tous les défenseurs des libertés est en cours contre la mise en place du fichier Edvige. Le POI, pour sa part, en exige le retrait et l’abrogation du décret du 17 juin 2008 qui l’institue.
L’existence d’une fiche informatiquement accessible à tous les policiers et gendarmes du territoire, indiquant les opinions politiques, l’appartenance syndicale ou associative, la croyance religieuse, les relations entretenues par les citoyens et ce dès l’âge de 13 ans, constitue en effet une violation des principes de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen de 1789 sur lesquels notre République est fondée.
C’est une remise en cause de l’ordonnance de 1945 instituant une protection spécifique des mineurs.
C’est une remise en cause de l’indépendance et de l’existence des partis politiques, organisations syndicales et associations.
C’est une remise en cause de la loi laïque de 1905 qui donne à l’adhésion à une religion le statut d’affaire privée.
C’est une remise en cause des fondements de l’institution judiciaire républicaine qui n’autorise l’enquête que sur des actes enfreignant la loi.
Venant compléter l’offensive de démantèlement et privatisation de tous les services publics, de la Fonction publique, menée contre la République, ce décret doit être abrogé.
Tous les démocrates se doivent de s’unir pour obtenir de toute urgence son retrait.
Le 13 septembre 2008

87 rue du Faubourg-Saint Denis
75010 PARIS
Tél : 01.44.83.99.60
parti-ouvrier-independant@orange.fr
Communiqué
le POI participera à la manifestation unitaire
Samedi 20 septembre 14h place de la République à Paris
NON A LA GUERRE
RETRAIT DES TROUPES D'AFGHANISTAN
A l'initiative d'un collectif de plusieurs organisations une manifestation de protestation contre la présence militaire française en Afghanistan, est programmée le 20 septembre 2008 soit deux jours
avant le débat parlementaire. La délégation du Parti Ouvrier Indépendant lors de la réunion de préparation de cette manifestation avec une quinzaine d'autres organisations politiques et associations,
a conditionné la participation du POI à un accord du Bureau National réuni le 6 septembre 2008 à Paris.
Après compte rendu de la délégation, le Bureau National a décidé à l'unanimité, de la participation du POI à la manifestation. Il demande à tous les militants du POI qui en ont la possibilité et la
population, de se joindre au cortège sous les banderoles reprenant le communiqué du POI du 20 août 2008 :
- pas d'engagement de la France dans la défense des intérêts américains qui ne sont pas ceux de la grande majorité du peuple américain qui s'est prononcé à plusieurs reprises contre
l'intervention
- pas de sang français versé en Afghanistan pour défendre l'approvisionnement en pétrole des pays riches; retrait immédiat des troupes françaises d'Afghanistan et
de toutes les troupes étrangères qu'elles soient ou non, sous la bannière de l'OTAN et donc de l'Europe du fric via le Traité de Lisbonne ; ce retrait correspond aux intérêts du peuple
afghan
- liberté et indépendance pour le peuple afghan en vertu du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.
Le Parti Ouvrier Indépendant espère que la manifestation de protestation bénéficiera d'une importante couverture médiatique et fera réfléchir les dirigeants français qui font si peu de cas des
intérêts du peuple en acceptant de verser le sang des jeunes de ce pays et en étant toujours prêts à fournir plus de chair à canon aux intérêts du capitalisme.
Paris le 9 septembre 2008

87 rue du Faubourg-Saint Denis
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COMMUNIQUE
"IL FAUT UN PLAN D'URGENCE POUR SAUVER L'ECOLE PUBLIQUE"
12 millions d’élèves et leurs familles sont, à cette rentrée, confrontés à une gigantesque imposture : sous prétexte de mise en place d’ “ accompagnements éducatifs ”, d’ “ aides
individualisées ”, de “ coaching ” et de “ soutien scolaire ” pour quelques élèves, on prive l’immense majorité de cours et de professeurs, c’est à dire des moyens de s’ instruire vraiment.
2 heures de classe en moins chaque semaine pour les enfants des écoles, c’est une perte de 540 heures sur une scolarité primaire !
Avec 11200 professeurs en moins dans les collèges et lycées, qui peut croire que l’on peut remédier aux difficultés scolaires des jeunes ?
Qui peut croire sérieusement à la réalité de l’“ aide ” apportée à des élèves de primaire : une demi-heure par jour à l’heure du déjeuner pendant que leurs camarades joueront dans la cour ?
Qui peut penser qu’un volume de 18 heures dans l’année, une demi-heure par semaine, va permettre à des lycéens noyés tout le reste du temps dans des classes de plus de 35 élèves va résoudre quoi que
ce soit ?
Qui peut croire qu'on pourrait améliorer l'école en commençant par la détruire?
Au nom de ces dispositifs spécifiques, on supprime, par contre, les structures spécialisées constituées par des enseignants ayant reçu des formations spécifiques : 10 postes fermés dans la seule
ville de Paris à cette rentrée par exemple.
La prise en charge des enfants et des jeunes devant progressivement être confiée à des personnels précaires, sous-payés, recrutés localement.
Pour “ accompagner ”, pour “ aider ”, pour “ soutenir ”, il ne serait pas nécessaire de recruter des enseignants, il suffirait de recourir par exemple à des “ assistants pédagogiques ” rémunérés à
moins de 1000 euros mensuels, qui commencent à arriver dans les établissements à cette rentrée.
Qui peut accepter un tel affaissement de l’enseignement public en France, ouvrant la porte à la privatisation ?
Derrière cette mise en scène grossière, il y a la décision dictée par les impératifs de l’Union Européenne : la mise en extinction de tous les corps de fonctionnaires.
160 000 retraités ne devraient pas être remplacés d’ici 2012 dont 80 000 dans la seule Education nationale !
Le démantèlement de l’école républicaine et de la République elle-même est en jeu.
Sauver l’école publique et la République exige de rompre avec l’Union Européenne.
Le POI se prononce pour un plan d’urgence :
- rétablissement de toutes les heures d’enseignement supprimées dans les écoles par le décret Darcos du 3 août,
- rétablissement de toutes les classes et postes d’enseignants supprimés
- réouverture de toutes les structures spécialisées qui permettent d’aider les enfants en difficulté.
- retrait des projets Darcos dits de “ réforme du lycée ” et maintien du baccalauréat comme diplôme national.
Il y va de l’avenir de la jeunesse et de la République.
Paris le 4 septembre 2008
Les secrétaires nationaux du POI
Claude Jenet, Gérard Schivardi, Jean Markun, Daniel Gluckstein

87 rue du Faubourg-Saint Denis
75010 PARIS
Tél : 01.44.83.99.60
parti-ouvrier-independant@orange.fr
COMMUNIQUE
"La Poste: NON à la société anonyme, retour au monopole public"
Le président de La Poste, JP Bailly, a réclamé le 28 août au gouvernement la transformation de la poste en "société anonyme pour faire face à la libération totale du courrier en 2011" Il a
ajouté : "Si le projet est bien inscrit dans la transposition de droit français de la troisième directive européenne postale de 2009, alors le changement de statut pourra être effectif en janvier
2010."
Il annonce "un chiffre d'affaires supérieur à 23,5 milliards d'euros" et "une rentabilité de 8%" pour les futurs actionnaires.
Le gouvernement Sarkozy Fillon, qui avait annoncé en juillet son intention de transformer La Poste en société anonyme, s'est félicité des déclarations du directeur de La Poste tout en jurant son
attachement aux "missions publiques de la poste".
On ne peut être plus clair : l'Union européenne fondée sur "la concurrence libre et non faussée", et qui interdit les aides de l'Etat "menaçant de fausser" cette libre concurrence, casse le monopole
des services publics au compte des capitalistes. La Commission de Bruxelles exige la traduction en droit français des directives. Pour le directeur de La Poste, il ne fait aucun doute que l'Assemblée
nationale va se soumettre à la 3e directive postale, comme l'ont fait avant elle les parlementaires sous les gouvernements Jospin en 1997 et Raffarin en 2002.
Pour le directeur de La Poste, il ne resterait plus qu'à assurer les futurs actionnaires de la "rentabilité" du service ainsi privatisé…
Rentabilité assise sur la fermeture de 5 000 bureaux de poste entre 2002 et 2007, sur la transformation de milliers de bureaux de poste en "agences postales communales" à la charge des communes, sur
la destruction du statut de fonctionnaire d'Etat des postiers, sur la remise en cause de la distribution du courrier à domicile par les facteurs et la distribution sur tous les points du territoire
six jours sur sept, sur la remise en cause du prix unique du timbre…
Pour le Parti ouvrier indépendant, il faut sortir de l'Europe de Maastricht qui impose la privatisation des services publics sous toutes les formes : partenariat public-privé, Service Economique
d'Intérêt Général… camouflés derrière un prétendu " service public postal européen"
Pour le Parti ouvrier indépendant il faut rompre avec le pacte de stabilité au nom duquel le gouvernement taille dans toutes les dépenses publiques, il faut rompre avec la BCE et sa politique de
l'euro fort au service des délocalisations…
Mais le Parti ouvrier indépendant ne dresse pas ses positions comme des conditions préalables à l'unité pour :
-l'abrogation des 3 directives postales européennes
-le rétablissement du monopole public de la Poste garantissant le prix unique du timbre et la distribution du courrier sur tous les points du territoire national 6 jours sur 7
-l'arrêt des fermetures des bureaux de poste, et la réouverture de tous ceux réclamés par les communes
-la défense et la reconquête du statut de fonctionnaire d'état de tous les postiers
C'est pourquoi le Parti ouvrier indépendant soutient les initiatives de défense de la poste du comité de Roquebrun (Hérault) et des 300 élus qui réclament avec ce comité le rétablissement du monopole
de la poste.
La crise touche de plein fouet les travailleurs, les jeunes, les retraités. C'est pourquoi le POI s'est adressé aux partis se réclamant de la classe ouvrière afin d'agir ensemble pour un plan
d'urgence et de sauvegarde de la population
Paris le 3 septembre 2008
Les secrétaires nationaux du POI
Claude Jenet, Gérard Schivardi, Jean Markun, Daniel Gluckstein
parti-ouvrier-independant@orange.fr
01 44 83 99 60 ou 09 65 22 84 47
Communiqué de presse
Les quatre secrétaires nationaux du POI
s’adressent aux autres partis
« Peut-on laisser faire cette politique destructrice du gouvernement
Sarkozy- Fillon ? »
Les quatre secrétaires nationaux du Parti ouvrier indépendant (POI), Gérard Schivardi, Jean Markun, Claude Jenet et Daniel Gluckstein ont adressé une lettre aux responsables des
partis se réclamant du mouvement ouvrier et de la démocratie (PS, PCF, LCR, LO, MRC) les invitant à les rencontrer« en raison de l’aggravation brutale de la situation faite aux travailleurs et à
l’ensemble de la population en ces semaines de juillet ».
Sans faire des positions politiques du Parti ouvrier indépendant (POI) un préalable, les quatre secrétaires nationaux proposent à tous ces partis de réaliser l’unité contre les attaques du
gouvernement Sarkozy-Fillon : « Nous avons les uns et les autres sans doute des analyses différentes, au moins partiellement sur les causes de cette situation. Pour notre part, nous y voyons la
marque d’un gouvernement totalement inféodé à la Banque centrale européenne et aux directives de l’Union européenne, l’une et l’autre contraire à la démocratie et à la volonté des peuples.
La ratification du Traité de Lisbonne par voie parlementaire, à l’encontre du vote Non du 29 mai 2005 constitue un déni de démocratie contre laquelle, pour notre part, nous faisons un appel exigeant
un référendum pour voter Non au Traité de Lisbonne.
On peut bien sur partager ou non ces analyses, mais peut-on laisser faire cette politique destructrice du gouvernement Sarkozy- Fillon ?
La population laborieuse, la jeunesse, les élus, les démocrates, les républicains ne sont-ils pas en droit d’attendre de tous les partis qui se réclament de la classe ouvrière et de la démocratie
qu’ils se dressent contre cette politique destructrice ?
N’est-ce pas notre devoir à tous que de chercher des voies pour une action politique commune contre ces mesures iniques ? »
Pour tout contact : Mélinda Sauger(06 66 64 81 65)
parti-ouvrier-independant@orange.fr
Site internet : www.conventionouvriereetsocialiste.com
Communiqué de presse du 4 août 2008
Paris, le 04 août 2008
Le Parti ouvrier indépendant (POI) dénonce avec la plus grande vigueur le plan contre la Sécurité sociale présenté par le gouvernement ce 29 juillet.
D’un montant de 4 milliards, ce plan répond une nouvelle fois aux injonctions de la Commission européenne qui, le 28 mai dernier, dans une communication spéciale adressée au gouvernement français, avait exigé de « renforcer le rythme de l’ajustement budgétaire » et de « rationaliser le système de Sécurité sociale, en particulier des soins de santé ».
Le ministre du Budget prétend qu’« aucune de nos mesures ne porte sur les assurés ». Mais l’examen de ce plan démontre qu’il s’agit de faire supporter aux malades deux milliards d’euros supplémentaires de déremboursements et de restrictions de soins
Le gouvernement annonce en effet une nouvelle diminution des remboursements versés par le régime général, qu’il s’agisse des médicaments ou des soins médicaux ; il accélère le rythme des « restructurations » hospitalières (illustré notamment par le démembrement projeté de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris) ; il voudrait dicter aux médecins une liste de traitements qualifiés d’« inutiles ».
La remise en cause annoncée du remboursement à 100 % des traitements médicaux par le régime général pour les malades atteint d’affections de longue durée (ALD) avait suscité une légitime indignation. Le gouvernement prétend qu’il n’aurait finalement «pas retenu » une telle mesure. Mais selon la presse, « les complémentaires » (qui pour l'Union européenne doivent toutes devenir des assurances privées) « seront associées à la définition d’un meilleur suivi des personnes atteintes d’ALD ». Les assurances privées auraient même « accès aux données de remboursement une fois celles-ci anonymisées ». Autant de mesures qu’elles « réclament depuis des lustres » !
Le gouvernement entend ainsi, selon ses propres mots, sceller un « nouveau partenariat » avec les assurances privées sur les décombres de la Sécurité sociale de 1945.
La contribution d’un milliard qui serait exigée des « organismes complémentaires de santé » (mutuelles et assurances privées) n’est, dans ce contexte, qu’un ticket d’entrée pour mettre à bas le monopole de la Sécurité sociale. Ce milliard sera de toute façon répercutée sur les cotisations payées par les assurés.
Personne ne peut accepter !
Le Parti ouvrier indépendant se prononce pour le retrait de ce plan et de toutes les mesures prises par ce gouvernement et ses prédécesseurs remettant en cause la Sécurité sociale de 1945.
Il s’oppose à tout désengagement du régime de solidarité collective qu’est la Sécurité sociale vers l’assurance individuelle.
Il récuse le sempiternel argument du « déficit », alors même que les patrons, entre 1991 et 2007, ont bénéficié de plus de 220 milliards d’euros d’exonérations de cotisations. Ces exonérations de cotisations, salaire différé de la classe ouvrière, doivent être restituées !
Le Parti ouvrier indépendant rappelle qu’il a proposé, le 15 juillet, à tous les partis se réclamant de la défense des intérêts de la population laborieuse de « se rencontrer au plus vite », afin de « chercher des voies pour une action politique commune » contre « la politique destructrice du gouvernement Sarkozy-Filllon ».
Comuniqué du 20 août 2008
"Morts français en Afghanistan
En mars 2008 le Comité permanent pour la création d'un parti ouvrier indépendant publiait un communiqué pour manifester son désaccord avec la décision du président SARKOZY de renforcer la présence militaire française en Afghanistan.
Moins de six mois après on peut constater le résultat de cette brillante décision : un alignement de cercueils couverts du drapeau français. Il ne pouvait en être autrement. Seule une méconnaissance totale de l'histoire ou une grande naïveté pouvaient amener M. SARKOZY à croire qu'il suffisait de rajouter un peu de chair à canon pour rétablir la paix dans un pays malmené depuis près de 30 ans par une série de guerres économiques et politiques déguisées en guerres de religion ou en guerres ethniques.
Le Parti Ouvrier Indépendant ne tire aucune fierté d'avoir eu raison de tirer la sonnette d'alarme, mais cela le conforte dans l'idée que seule une sortie immédiate de cette Europe du business, acoquinée au capitalisme américain, et à l'OTAN peut permettre à la France de redevenir une vraie nation et de retrouver la démocratie par l'adoption d'une nouvelle constitution garante de la république une et indivisible que nos aïeux nous ont transmise.
Le Parti Ouvrier Indépendant condamne à nouveau toute politique interventionniste menée à des fins économiques et redit sa position sur le conflit afghan alimenté par l'étranger depuis près de 30 ans :
· Pas d’engagement de la France dans la défense des intérêts américains qui ne sont pas les intérêts du peuple américain ;
· Pas de sang français versé en Afghanistan pour défendre l’approvisionnement en pétrole des Etats-Unis ; le peuple français a suffisamment payé en vies humaines pour la défense de ses propres lobbies (Indochine, Algérie, guerres coloniales…) ;
· Retrait de toutes les forces françaises d’Afghanistan ;
· Liberté, paix et indépendance pour le peuple Afghan.
Paris le 20 août 2008
Les secrétaires nationaux du POI
Claude Jenet, Gérard Schivardi, Jean Markun, Daniel Gluckstein
Comité du 21 août 2008
" Face à la récession économique : unité pour un plan d'urgence"
Alors que le pays entre en récession économique, le premier ministre a déclaré le 18 août " nous n'avons pas besoin d'un plan de relance" . Il a affirmé sa détermination à poursuivre son plan de "réformes" toutes dirigées contre le peuple travailleur.
Le pays s'enfonce chaque jour un peu plus. Le chômage s'étend. Les prix des produits de première nécessité flambent. Pauvreté et misère se généralisent ; l'un après l'autre les services publics sont démantelés et il ne faudrait pas prendre les mesures d'urgence pour contrer la catastrophe?
La presse a expliqué le refus du gouvernement de prendre les décisions budgétaires visant à contrer la crise par le respect "du traité de Maastricht et la mise en œuvre de l'Euro" ( le Figaro) , le refus du gouvernement "d'accroître le déficit qui place le pays dans le peloton des mauvais élève de la zone euros" ( Le Monde) et le "refus de tourner le dos aux engagement du gouvernement envers l'Union européenne" ( les Echos),
Ainsi pour ne "pas tourner le dos " à l'Union européenne, à l'Euro, à la Banque Centrale Européenne, le gouvernement tourne le dos au peuple.
Pour le Parti ouvrier indépendant, il faut briser cette spirale infernale; la démocratie consiste à satisfaire les besoins du peuple et non les contraintes idéologiques et économiques de Bruxelles
Un gouvernement au service du peuple devrait porter un coup d'arrêt à la marche à la misère , adopter un plan d'urgence en bloquant les licenciements et les prix à la consommation, décider d'un plan de création d'emplois, de développement des services publics, d'augmentation générale des salaires et des pensions ...
Un gouvernement voulant répondre aux besoins de la population rétablirait immédiatement la souveraineté du pays sur sa politique monétaire et confisquerait les centaines de milliards de la spéculation .
C'est pourquoi le Parti ouvrier indépendant , se prononce pour la rupture avec l'Union européenne et qu'il agit pour un référendum afin de pouvoir voter NON au traité de Lisbonne. Cependant le parti ouvrier indépendant ne fait pas de ses positions un préalable à la réalisation de l'unité pour un plan d'urgence et de sauvegarde de la population.
Tel est le sens de la démarche qu'il a entreprise auprès des partis se réclamant des intérêts de la classe ouvrière et du peuple
Paris le 21 août 2008
Les secrétaires nationaux du POI
Claude Jenet, Gérard Schivardi, Jean Markun, Daniel Gluckstein
Comité local de Bagnolet

